CATALOGUE
Littérature générale | Livres Rares, Livres d'art | Gastronomie | En Diffusion | DVD

Michel Mourlet
Le Petit Théâtre de Hyacinthe le Fou, suivi de Hyacinthe aux champs
Éditions Alexipharmaque
ISBN : 978-2-917-57923-7
Broché, 140x210, 146 pages : 24 €

Avec huit illustrations en couleurs d’Émilie Teillaud.
Nouvelle édition, complète et définitive, du « très curieux poème polymorphe » (selon l’Encyclopédie Atlas), publié en 1985 par les Éditions Loris Talmart.
Au Petit Théâtre de Hyacinthe le Fou qui constituait alors le poème complet, l’auteur a ajouté une seconde partie : Hyacinthe aux champs, où s’exprime plus ouvertement une connivence avec les antiques divinités de la forêt, des eaux et du ciel étoilé.
Émilie Teillaud, qui voue sa peinture au réenchantement du monde, a composé selon une technique mixte qui lui est propre huit illustrations en couleurs, dans une étroite symbiose avec le texte. Ces illustrations en illuminent certains détails qui persistent au fond de l’œil comme au réveil les restes ensommeillés d’un rêve.

Francis Coulon
Un Amour d’Alice
ISBN : 978-2-914-43726-4
Broché, 160x220, 68 pages : 24 €

Avec 9 illustrations en couleurs de Christian Lacroix.
Bien que Francis Coulon soit poète, Un Amour d’Alice n’est pas un poème. Bien qu’il soit cinéaste, Un Amour d’Alice n’est pas un scénario. La division en chapitres l’indique : ce n’est pas non plus une nouvelle. Ce malicieux portrait brossé à touches courtes jusqu’à égrener, par le détail des faits et gestes, tous les épisodes d’une vie, est probablement le roman le plus bref de notre littérature.

Maurice Bonnet
Le Défi de l’écriture
Préface de Michel Mourlet
Éditions Via Romana
ISBN : 978-2-37271-063-3
Broché, 100x160, 186 pages : 10 €

D’abord on sut parler et chanter, ce qui est déjà un don merveilleux. Mais comment est-on passé de la parole à l’écriture ? C’est ce que Maurice Bonnet nous invite à découvrir. C’est un plaisir de le suivre dans ce petit essai très enlevé, à la langue élégante et sûre. On y découvre une réflexion originale, inspirée de la fréquentation d’écrivains bien choisis.

Jean Haechler
Les Templiers, l’ultime dessein
ISBN : 978-2-7588-0095-8
(Coédition avec Atlantica)
Broché, 150x210, 580 pages : 25 €

De 1291 à 1303, quatre années avant l’arrestation des templiers, alors que Philippe le Bel et le pape Boniface VIII s’affrontent dans un combat homérique, l’ordre du Temple fomente un projet audacieux : asseoir un templier sur le trône de saint Pierre !
Dans ce livre, où la réalité historique ménage une place à la fiction, se trouvent restitués le XIIIe siècle finissant, ses mœurs, ses coutumes. Au lecteur de découvrir ce que fut la vie fascinante de ces moines chevaliers, tout don d’eux-mêmes.

Bernard Leconte
Tyrannie chérie
ISBN :
Broché, 140x210, 76 pages : 17 €

Rire de tout est un des rares privilèges qui restent aux esprits libres et Bernard Leconte dans ce pamphlet ou, par certains côtés, cette autobiographie, s’y donne à cœur joie et quelquefois à l’égard de lui-même. Ce faisant, il déboulonne avec humour certaine institution que beaucoup considèrent comme très vénérable et ramène à leur juste niveau des hommes agités qui se croient très puissants. Il y a là des raisonnements incisifs et imparables et des anecdotes savoureuses, attristantes ou rigolotes au choix.

Daniel Henriot
Mascarades africaines
ISBN : 978-2-91443730-1
Broché, 140x210, 320 pages : 24,70 €

En 1950, l’auteur débarque en Afrique. Plus coureur de lunes que voyageur, il déplore de n’être pas né noir et s’éprend d’une pirogue. L’équipée s’achève cinquante ans plus tard façon Radeau de la Méduse. De Gorée aux îles Bissagos, du royaume de Kahel au Fleuve de Sable, des terres du Roi Denis à celles de Léopold, il glisse sur les fleuves ; de pays de coupeurs de bois en cités de coupeurs de bourses, il partage les coutumes, les idiomes, le rhum brut des villageois. Au forum de deux siècles, il croise Mungo Park, René Caillié, Battuta, Léon l’Africain, Sanderval, Chaillu, Stanley, Marchand, Brazza, Schweitzer, parmi une foule de négriers, affranchis, colonisateurs, pacificateurs, coopérants, Africains blancs, ministres, planteurs de riz et chefs de bande. Quand les branquignols de la politique s’en mêlent, ne reste qu’un vertige de cartes fanées, bandes sonores de noms charmeurs et ancêtres imaginaires. Nimbée de la fumée du chanvre qu’un vieux chef tire de sa pipe de bambou au bord de l’Uélé, l’Afrique paraphrase Simenon : elle vous dit merde et c'est bien fait !

Peter Altenberg
À mots couverts, À demi-mot, Au bas mot...
ISBN : 978-2-914-43728-8
Broché, 140x210, 84 pages : 18 €

Aphorismes, réflexions satiriques, croqui sur le vif réunis, traduits, présentés et annotés par Alfred Eibel.
Écrivain autrichien né et mort à Vienne (1859-1919), Peter Altenberg manquait toujours d’argent et menait une vie de bohème. Spécialisé dans les jacasseries de bistrot, il y prenait au vol des propos imprévisibles pour les noter dans son carnet.

Michel Mourlet
Le Jardin du Paradigme
400e anniversaire d’André Le Nôtre
ISBN : 978-2-914-43729-5
Broché, 135x190, 160 pages : 14 €
BONUS : cet ouvrage est offert à tout acheteur du DVD L’Ordre vert, dont il est le complément.

Voici un livre inhabituel, composé de deux parties face à face, l’une, à droite, sur les pages impaires, l’autre sur les pages paires. Les impaires sont réservées au découpage dialogué du film l’Ordre vert, long métrage de docufiction consacré à Le Nôtre, le Jardinier du Roi-Soleil. C’est le texte. Les pages de gauche en supportent le contexte, c’est-à-dire l’environnement intellectuel.

R.-J. Berg
Péril en la demeure
Regards d’un Américain sur la langue française
ISBN : 978-2-914-43724-0
Broché, 140x210, 168 pages : 25 €
Les Français, en particulier leurs « élites », sont les pires ennemis de leur propre langue. Ils nous recommandent d’en utiliser une autre. Ce fut déjà le cas des Gaulois et l’on sait ce qu’il en est advenu. Par bonheur, les autres peuples, francophones ou épris du français, se battent à notre place pour préserver notre identité, notre liberté et le surprenant objet de leur amour… Même les Américains ! Robert J. Berg, est l’un d’eux. « La Fayette, nous voilà ! »



DVD
L’Ordre vert
25 €

À travers un jeu de miroirs entre cinéma et spectacle vivant, il s’agit du seul film de docufiction entièrement consacré à Le Nôtre, à son œuvre et à sa conception de l’art des jardins à la française ; conception à travers laquelle s’expriment en symbiose l’ambition du classicisme et la politique-théâtre du Roi-Soleil.

BONUS : Tout acheteur de ce DVD recevra gratuitement l’ouvrage le Jardin du Paradigme, qui en est le complément. (Voir dans « Littérature générale ».)


Michel Mourlet
Pièces masquées
Éditions Les Cygnes
ISBN : 978-2-36944-200-4
Broché, 125x210, 240 pages : 24 €

Pourquoi « Pièces masquées » ? Parce que chacune des quatre pièces s’appuie sur un déguisement, soit physique, soit de l’intrigue, soit des deux, et aucune des trois premières ne raconte vraiment ce qu’elle prétend raconter. Marie Dorval en particulier, d’apparence purement historique : on pourrait non sans pertinence y flairer des traces d’autobiographie. Cela s’aperçoit sans doute avec plus de netteté dans les commentaires qui accompagnent le roman que j’en ai tiré en 2002. Seule la dernière pièce, Pierrot enfariné, n’est pas à double ou triple fond ;
elle est masquée au sens propre : hommage ludique au théâtre de la Foire, lui-même rejeton de la commedia dell’arte.
Si, maintenant, des significations on passe aux sujets, ces pièces à l’évidence se rattachent au « théâtre de l’éternel retour » : des situations qui reviennent à travers les siècles, légèrement modifiées par une évolution de surface, mais semblables en profondeur.


Michel Mourlet
C’est Byzance !
Éditions Les Cygnes
ISBN : 978-2-915459-64-7
11 €

Cette pièce est la résultante de plusieurs causes, qui ont fini par converger. Mon goût pour ce que j’appellerai le « modèle Justinien » (une des preuves que « là où il y a une volonté, il y a un chemin ») ; la ressemblance avec l’impératrice de Byzance, pas du tout physique, pas davantage morale, mais, dirais-je, évocatrice pour moi, ou « poétique », d’une comédienne naguère croisée et qui déplorait que l’on écrivît aujourd’hui pour la scène trop peu de rôles féminins ; quelques réminiscences d’un film de Riccardo Freda ; enfin et surtout, préexistante à plusieurs de mes pièces, l’idée selon laquelle l’Histoire rabâche les mêmes personnages et des situations analogues, mais à des échelles diverses – ce que Schopenhauer exprimait en latin : « Eadem sed aliter ». Tu radotes, Hérodote, aurait dit ma Théodora.
M.M.


Michel Mourlet
Instants critiques
Éditions Alexipharmaque
ISBN : 978-2-917579-12-1
20 €

Ce quatrième volume du Temps du refus achève un cycle commencé en 1976 pour mémoriser les batailles et escarmouches que, parallèlement à mes travaux sur le cinéma, mes textes de fiction et mes ouvrages dramatiques, j’ai menées depuis la fin des années cinquante contre ce qui m’apparaissait alors – et m’apparaît toujours – comme les erreurs, les impostures et l’académisme de la Culture officielle, adossée à la politique. Ces querelles m’ont valu beaucoup plus de déboires que de reconnaissance.
Cependant, si la coalition tantôt spontanée, tantôt concertée, que j’ai baptisée il y a plus de trente ans la « conjuration des trois T » : Trissotin, Tartuffe et Torquemada, est un peu mieux perçue aujourd’hui, et davantage dénoncée, quelques-uns me disent – et je me plais à les croire – que la revue Présence du cinéma, le magazine Matulu, l’Éléphant dans la porcelaine, Crépuscule de la modernité ou la Guerre des idées n’y sont pas complètement étrangers.
M.M.

Simon Segal - Autobiographie
Broché, 135x200, 152 pages, 9 illustr. , tirage limité numéroté : 70,00 € 

L'un des plus grands peintres contemporains, encore mal connu des critiques parisiens, raconte sa vie mouvementée et passionnée, ses frasques de jeunesse, ses combats, ses amitiés (celle de Gaston Bachelard notamment, qui l'admirait), ses joies et sa solitude. Le poète Pierre Osenat, qui l'a bien connu et l'a assisté dans ses derniers moments, écrit de lui dans sa préface : " L'art de Segal est

Jacqueline Ury
Rasteau
Vin doux naturel et Recettes gourmandes
Broché avec rabats, 160x260, 92 pages illustrées couleurs : 8,00 €

À Rasteau, dans les Côtes du Rhône, la tradition du vin doux naturel est ancienne. Pourtant, très discrets sont restés ces vins dont les louanges sont chantées depuis mille ans, où se confondent la rigueur puisée dans un sol de cailloux et l'épanouissement apporté par l'ardent soleil qui chauffe les grappes mûres.


Jacqueline Ury 
La Cuisine de d'Artagnan
ISBN 2-912400-48-1
Broché, 140x210, 152 pages : 12,00 €
LE LIVRE
Alexandre Dumas n’est pas seulement le romancier universellement admiré des Trois Mousquetaires et de Monte-Cristo ; il est aussi l’auteur du Grand Dictionnaire de Cuisine, dont il disait avec humour qu’il ferait peut-être plus pour sa célébrité posthume que les cinq cents autres volumes publiés de son vivant. Ces délicieuses recettes, qui suffiraient à la gloire de nos chefs les plus réputés, sont malaisées à mettre en œuvre aujourd’hui ; il faudrait disposer de beaucoup de temps, de domesticité et de produits devenus rares, souvent fort chers ou, pour certains, disparus.
C’est pourquoi J. Ury en a choisi 60 afin de les « revisiter », de les préciser aussi, car la verve de Dumas passe parfois un peu vite sur les détails. Chaque recette présente côte à côte sa version originale et sa version actualisée, avec le vin qui l’accompagne le plus harmonieusement, soit pour la préparation, soit pour la dégustation. Essayez, et goûtez !
Nombreuses illustrations. En annexe : les adresses des producteurs de vin et la liste des éditions successives du Grand Dictionnaire de Dumas.

L’AUTEUR
Responsable durant plusieurs années des pages gastronomiques d'un grand quotidien, Jacqueline Ury a publié Saveurs des Philippines et le très remarqué Cuisine au vin au fil des saisons. Elle a reçu en 1999 le Prix Amunatégui-Curnonsky décerné par l'ensemble de la presse gastronomique française.


Jacqueline Ury
La Cuisine de d’Artagnan (II)
ISBN 978-2-914-43706-6
15 €

70 recettes d’Alexandre Dumas, choisies dans le Grand Dictionnaire de cuisine et actualisées par une spécialiste de l’art culinaire pour être exécutées avec les produits disponibles aujourd’hui. Chaque recette est présentée dans la version originale de Dumas sur la page de gauche et la version remaniée sur la page de droite, avec le vin qui l’accompagne le plus harmonieusement, soit pour la préparation, soit pour la dégustation. Un livre de cuisine... littéraire, à lire avant de se mettre aux fourneaux.
Nombreuses illustrations, adresses des producteurs de vin.

L’AUTEUR
Responsable durant plusieurs années des pages gastronomiques d’un grand quotidien, Jacqueline Ury a publié : Saveurs des Philippines (Éd. J.-P. Taillandier), Rasteau, Vin doux naturel et Recettes gourmandes (France Univers-Durante), Cuisine au vin au fil des saisons (Hachette), la Cuisine de d’Artagnan, Tome I (France Univers-Durante).
Elle a reçu en 1999 le Prix Amunatégui-Curnonsky décerné par l’ensemble de la presse gastronomique française.

Un jour au Palais d'Été
Jean Fougère
Broché, 145x215, 128 pages : 15,00 €

Une vingtaine de personnes de tous âges cohabitent dans une résidence d'été, à Saint-Tropez. La plupart s'y retrouvent chaque année pour les vacances. Durant une seule journée, nous sommes invités à observer leurs faits et gestes, à deviner leurs secrets, à sourire surtout et même parfois à rire franchement de leur comportement et de leurs propos.


Michel Mourlet
L’Anti-Brecht
ISBN : 978-2-914-43719-6
19 €

Il y a vingt ans, j’ai publié un opuscule polémique, Thaumaturgie du théâtre ou l’Anti-Brecht, où j’annonçais avec des arguments de fond la dégringolade de cette icône stalinienne du mur de la honte où elle était accrochée. Certes, je n’étais pas le seul, bien qu’ayant ouvert le feu dès 1968 – moment particulièrement choisi ! – dans les Nouvelles littéraires et enfoncé le clou à partir de 1971 dans Matulu, tandis que les godillots défilaient en colonnes compactes dans les médias aux ordres, sous la bannière rutilante du compagnon de la Stasi. Parmi d’autres, Ionesco, Weingarten, le cher Georges Vitaly, Arrabal, Sacha Pitoeff, Guy Scarpetta, plus récemment John Fuegi ont dénoncé les impostures de l’homme, et surtout la fadeur du ragoût mitonnée dans le chaudron du Berliner Ensemble.
Les chapitres qui composent cet Anti-Brecht revu, augmenté et actualisé entendent, non seulement en finir avec l’idole, mais aussi, d’une part, réfléchir sur la nature... anti-brechtienne du théâtre telle qu’Aristote, Corneille, Jouvet l’ont analysée ; d’autre part, prendre en compte ce qu’on nomme périodiquement la « crise du théâtre » et son évolution durant ces dernières années. L’ouvrage est dédié à la mémoire de Silvia Monfort, qui a suivi mes travaux pendant dix ans avec autant d’attention que j’ai suivi les siens, et de Jacques Mauclair, éveilleur et animateur de théâtre exemplaire. Après en avoir lu la version de 1989, ce dernier avait écrit de mon Anti-Brecht : « Il était temps que l’on sorte de cette ère de terrorisme brechtien et surtout de celui qu’ont exercé les médiocres successeurs du maître, brechtologues sourcilleux, critiques et autres « dramaturges ».
M.M.


Alexandre Astruc
Les Secrets de Mlle Fechtenbaum
ISBN 978-2-914-43714-1
21 €

Relatant les aventures de Lucette Condroyer, liée au baron de Lamazière, dans le Paris de l’après-guerre, ce roman aux accents balzaciens, où l’Allemagne, ses grands hommes et ses méfaits occupent une large place, introduit le lecteur dans le labyrinthe de la politique et de l’Histoire, révèle des transactions troubles et le secret des origines. Il s’attarde sur les examens de conscience des anciens hitlériens et sur les intermittences du cœur. Il dévoile des crimes et se conclut par un dénouement heureux... A cela s’ajoute un humour discret qui donne au roman tout un charme. Les rebondissements se multiplient, les renversements de situation et les surprises émaillent un récit mené tambour battant et que l’auteur semble avoir conçu dans l’allégresse. Un plaisir qui gagne le lecteur.


Michel Mourlet
Français mon beau souci
ISBN 978-2-914-43715-8
21 €

On trouvera ici l’argumentaire d'une résistance aux vieux démons qui, de tout temps, voulurent jeter notre patrie (un si beau mot qu’il fait glousser les « derniers hommes » dont parle Zarathoustra) dans les bras accueillants d’un supposé – et toujours momentané – vainqueur.
« Je songe aux Ganelons, aux Cauchons de toute obédience dont l’unique objectif fut toujours, sous les prétextes les plus honorables (jadis une hérétique à brûler, naguère un trône ou une révolution à protéger, aujourd’hui des échanges commerciaux à préserver ou le nouveau monstre cadavérique du Dr Frankenstein, l’Europe, à revitaliser) fut toujours, disais-je, de pactiser avec l’adversaire pour prospérer sur les dépouilles du « cher et vieux Pays ». En dépit des apparences, nous sommes ici au cœur de la question : la défense comme l’illustration de la langue française font partie avant tout des affaires intérieures et extérieures de la Cité. »


Alfred de Musset
Lettres de Dupuis et Cotonet
ISBN 978-2-914-43722-6
18 €

Ce qui importe c’est qu’ils s’improvisent journalistes-enquêteurs, ils se veulent de leur temps, et leur temps, le deuxième tiers du XIXe siècle, est celui des véritables débuts de la presse d’information. Ce qui se passe autour d’eux à la Ferté-sous-Jouarre (qui inspirera Labiche), plus largement en France, ne leur paraît pas fonctionner aussi bien qu’on le prétend. Il leur semble qu’il y ait là matière à critique. Mais pour critiquer, il faut d’abord comprendre, et pour comprendre, il faut s’informer. C’est là le trait de génie de Musset, qui lâche dans la société deux compères conscients de leurs insuffisances, avides de connaissance et désireux de s’épauler pour progresser et faire le point. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Mais bien sûr ! Bouvard et Pécuchet.


Jack Forget
L’Arbre à tiroirs
ISBN 978-2-914-43721-9
19 €

Août 1954, à dix ans Paul bascule brutalement dans le monde des adultes. L’enfance est morte. Son père l’a tuée en voulant se tuer. Tentative de suicide rattrapée in extremis par les pompiers. Calmants et électrochocs. Jean ne sera jamais plus le même. Sa vie durant, il errera dans la brume, désormais incapable d’être chef de famille.
Enfant des années 50, la rue fera son éducation. Drouot, les Halles, la débrouille, Marthe la fleuriste qui le prend sous son aile, le muguet de mai qu’on vend à la sauvette aux prostituées du quartier Montparnasse… Autant de souvenirs qui se bousculent. Si la mémoire les restitue intacts, la plume ne leur fait aucun cadeau. Jack Forget évite le pathos. Il les égrène comme s’il était extérieur à cette jeunesse volée : la sienne. Sans foi ni loi, le héros avance. Volontaire et surdoué, il construit seul sa vie. Il y aménage des tiroirs dans lesquels il consignera plus tard les événements qui la composent. Celui d’avant le suicide traumatique du père demeurera presque vide. Malgré tous ses efforts, Paul peinera toujours à le remplir. « Il a été greffé sur un autre enfant, tronc mort en 1954, victime d’une enfance assassinée ».
Grâce à une neutralité distanciée de ton, l’auteur ne tombe jamais dans l’écueil de l’apitoiement sur soi-même. Il parvient à faire de ce récit autobiographique, un roman fort, parfaitement maîtrisé.
Cécilia Dutter


Collectif
André Fraigneau, le Livre du Centenaire
ISBN 978-2-914-43708-0
18 €.

André Fraigneau eût détesté qu’on le rangeât parmi les « écrivains maudits », avec le romantisme complaisant qui s’attache souvent à ce statut de génie déclassé, réduit à l’état d’épave. Du statut en question, nos poètes sont la plupart du temps aussi responsables que victimes. Fraigneau avait trop le sens du maintien, autant dans la vie que dans l’art, et d’un maintien de préférence aristocratique (pour employer un adjectif un peu oublié, parce que honni des bien-pensants) pour se satisfaire d’une étiquette aussi galvaudée et bien peu conforme à son élégance native. Le silence (certes de plus en plus relatif, d’où l’agacement de certains) qui entoure l’une des œuvres les plus éblouissantes – ou foudroyantes, préférait dire Jacques Laurent – du XXe siècle, ce silence est celui, non d’une « malédiction » névrotique, mais du secret, dans les deux acceptions : initiatique et carcérale. On a tenté d’étouffer ses livres au fond des dernières oubliettes de la République comme on a fait aussi de Montherlant : moins pour des raisons politiques ou commerciales que d’allure. [...]
La quête de la beauté et l'exigence spirituelle requièrent des qualités d'alchimiste, dont les moindres ne sont pas un certain goût de la solitude, une acceptation de l'ascèse qui peut aller jusqu'au dépouillement. Les lecteurs de Papiers oubliés dans l’habit ont mesuré ce parcours ; quelques-uns même, qui avaient lu trop vite les autres livres, avec stupeur.
Comme Agathocle de Syracuse à l'assaut de Carthage, André Fraigneau a brûlé ses vaisseaux pour se couper toute retraite. C'est ce qui laisse aux meilleurs de ses écrits des reflets d'incendie nocturne, entre deux grâces juvéniles, deux éclats de rire au soleil.
M. Mourlet


Pierre Londiche
Éloge de la fugue
ISBN 978-2-914-43709-7
40 €







Joséphin Péladan
La Dernière Leçon de Léonard de Vinci
ISBN 978-2-914-43707-2
10 €

Réédition d’un ouvrage publié en 1904 et destiné selon son éditeur d’aujourd’hui à apporter un démenti prémonitoire aux assertions du Da Vinci Code.
Introuvable depuis les premières années du siècle dernier, c’est l’œuvre d’un écrivain très pittoresque et original, célèbre à son époque, le « Sâr » Péladan (1859-1918), ésotériste, romancier et critique d’art, auteur notamment des 21 volumes de la Décadence latine.
Le livre se compose de :
1) Une préface de 2006, situant Péladan et son rapport avec Léonard de Vinci, et rappelant les lignes de force du génie léonardien, notamment dans sa relation avec l’enseignement de l’Église.
2) La préface de Péladan (1904).
3) Un collage de fragments de textes effectué par Péladan lui-même à partir des cahiers manuscrits de Léonard (à la façon des « Traité de la Peinture » et « Traité d’Anatomie ») afin de reconstituer ce qu’il imagine avoir été la dernière leçon du peintre à ses élèves de l’Académie de Milan en 1499.


Sacha Okhini
Te souviens-tu de moi ?
ISBN 978-2-914-43720-2
14,95 €


ĖPUISĖ



Sacha Okhini
Te souviens-tu de moi ?
Avec 10 illustrations en couleurs d’Émilie Teillaud
NOUVELLE EDITION
ISBN 978-2-914-43725-7
Broché, 140x210, 144 pages : 21 €
« J'étais assise derrière ces filles depuis un moment. Les gouttes de pluie venaient s'écraser contre la vitre. Je regardais toute cette pluie qui venait effacer sans autorisation la crasse qui s'était accumulée durant des années. Et je me disais, notre cerveau par je ne sais quelle gymnastique, efface, remplace, range, atténue certains de nos souvenirs ... Pendant que je me parlais, je voyais mon visage défiguré sur la vitre qui me regardait bizarrement. J'eus un léger malaise, ne me reconnaissant pas tout de suite. Les gouttes de pluie devenaient de plus en plus grosses, et leur rythme s'accélérait. Elles venaient s'éventrer sur la vitre et éclataient en mille morceaux. Je les regardais effrayée par tant de violence, fascinée par tant de beauté.(...) Les deux filles étaient debout devant moi, l'une d'elle pleurait. Elle disait :" Je me suis perdue à t'aimer comme ça". Mon regard croisa celui de l'une des filles. On se regarda un instant. Le temps d'une éternité.

Aimer une autre fille, c'est violent. C'est le corps qui parle. L'histoire se déroule dans le milieu de la « nuit parisienne ». Dans le milieu des « filles ». L'une est maghrébine, l'autre française.

Sacha Okhini, pseudonyme d’une réalisatrice de cinéma, est née en 1974. "Te souviens-tu de moi ?" est son premier roman. »


Sylvie Oussenko
Pèlerinages
ISBN 978-2-914-43716-5
21 €

Au cours des longues nuits de l’automne 2005, une chanteuse lyrique, musicienne érudite, se penche sur les feuilles d’un cahier blanc sans autre dessein que d’épancher son cœur qui souffre. La page est vide, les mots affluent, se pressent, les strophes se forment et s’ordonnent dans une sorte d’ivresse, de folie créatrice. La mélodie devient poésie ; dans le silence douloureux, s’élève alors la voix d’une âme blessée.
La poésie est don des dieux ou du hasard. Elle vient d’en haut. Sylvie Oussenko devient poète comme elle chante, avec instinct, passion et aussi connaissance. Ses émotions deviennent symphonie, en suivant la voie des maîtres qu’elle admire et dont elle est nourrie depuis sa jeunesse. Avec un cœur romantique, elle salue d’un signe élégant Musset, Baudelaire, Verlaine, Goethe et Wagner, dans une poésie qui est l’écho sonore de sa souffrance.
Sylvie Oussenko a fait des études de philosophie et de musicologie à la Sorbonne. Artiste lyrique (mezzo-soprano), traductrice et écrivain, elle a notamment publié une traduction de Ludwig Tieck : les Amours de la Belle Maguelonne et du comte Pierre de Provence, et plus récemment Chopin, vie et œuvre, ainsi qu’un guide consacré aux opéras inéludables, l’Opéra, tout simplement.


Jean Dutourd et ses amis
Éclat et Fragilité de la langue française
ISBN 978-2-914-43717-2
22 €

Selon les beaux esprits, qui pullulent en France, il est inutile de défendre la langue française : son évolution est inéluctable et il s’agit d’un combat d’arrière-garde.
Ces braves gens ont raison. Le français évolue à toute vitesse : on « supporte » une équipe qui promet de perdre un match regardé dans toute l’Europe et au-delà ; on fait des « deals » avec toutes sortes de marchands ; on travaille « sur » Paris aussi bien que « sur » Düsseldorf.
Les victoires sont si nombreuses qu’on ne parvient plus à les compter. Chaque jour nous apporte son lot de réjouissances : le nombre d’enfants de 10 ans qui ne savent ni lire ni écrire augmente chaque année ; le français, langue officielle de toutes les grandes organisations internationales, est de moins en moins utilisé par les Français dans ces institutions et même en France. Nous sommes au paradis de la modernité : il suffit d’aligner des mots, en y casant le plus souvent possible un vocable anglo-américain pour briller au bureau comme à la ville.
Pourtant, quelques empêcheurs de jargonner en rond viennent troubler cette béatitude. Ils osent rappeler qu’une langue est le reflet d’une civilisation, que la grammaire structure la pensée et que la beauté du monde tient à sa diversité.
Outre les petits soldats de Défense de la langue française qui, depuis cinquante ans, tentent de secouer l’opinion, cet ouvrage réunit quatre-vingts combattants. Académiciens, parlementaires, entrepreneurs, avocats, comédiens, journalistes, professeurs..., étrangers ou français, tous savent que la langue française, sans doute autant que la cuisine, mériterait d’être inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.
Guillemette Mouren-Verret, secrétaire générale de DLF.


Michel Mourlet
Écrivains de France, XXe siècle
ISBN 978-2-914-43723-3
24 €







Jean-Pierre Martinet
Le Peuple des miroirs
ISBN 978-2-914-43718-9
18 €.

L’œuvre romanesque de Jean-Pierre Martinet (1944-1993) a initialement paru dans les années 1970 et 1980. Ses livres n’eurent alors que peu d’écho et, par conséquent, hélas, que peu de lecteurs. Depuis 2006, grâce à des éditeurs convaincus de l’importance de cet écrivain (L’Arbre vengeur, Le Dilettante, Finitude, La Table ronde), l’ensemble des romans et nouvelles de Martinet est peu à peu réédité. Avec plus de succès : le pessimisme et la noirceur de ses textes n’ont pas semblé, cette fois, devoir les assigner à l’indifférence, et beaucoup ont salué la virtuosité de son style, l’ampleur de sa vision, sa force d’impact.
Mais Jean-Pierre Martinet n’était pas seulement romancier. Lui-même grand lecteur, il était aussi un critique averti. Ce que sa participation au journal culturel mensuel Matulu (1971-1985), fondé par Michel Mourlet et dont il fut un temps le directeur de la publication, ne manque pas d’établir. Ce sont les fruits de cette collaboration que nous réunissons aujourd’hui dans ce recueil, lequel comprend des entretiens (avec Jünger, Caillois, Roud), des textes critiques (à propos de Bernanos, Jaccottet, Dickinson, Rilke, Valéry) et des comptes rendus de lecture (sur Michaux, Mann, Green, Capote, Pavese, Nabokov, O’Connor, Mac Cullers...). Il nous a paru naturel d’y ajouter sa passionnante étude sur Thomas Hardy, auteur que Martinet affectionnait, initialement publiée dans Hors Commerce (Alfred Eibel Éditeur) en 1974 et qui, depuis lors, demeurait introuvable.


Alice Saunier-Seité
Le Comte Boissy d'Anglas
Conventionnel et Pair de France
ISBN 2-914437-01-3
Broché, 140x210, 360 pages : 24,40 €.
LE LIVRE
Ses actes, ses œuvres, les critiques qu’il s’attira, mais aussi les dithyrambes, auraient sombré dans l’oubli sans ce moment inespéré de sa vie : le Ier prairial. Moment historique, lourd de conséquences, comme le dit Pastoret dans son éloge funèbre de Boissy d’Anglas à la Chambre des pairs, le 3 janvier 1827 : « M. de Boissy avait arrêté la fureur révolutionnaire ; la France échappait à une autre Terreur. »
« Malheur à qui contesterait un acte de vertu », écrit à ce propos Chateaubriand dans ses Mémoires d’outre-tombe. Car on ne saura jamais si l’impassibilité de Boissy, qui a sauvé l’honneur de la Convention et instauré le règne des notables, provenait d’un esprit lucide et d’un courage héroïque devant une situation apparemment désespérée, ou d’une paralysie par la peur…
Le Comte Boissy d’Anglas est la première biographie complète d’un homme plus célèbre par la rue parisienne qui porte son nom que par la sinuosité de son parcours politique, à travers toutes les tempêtes et tous les régimes. L’auteur croise de manière originale le destin de son héros avec l’histoire de l’Ardèche à cette époque. Une page peu connue de la Révolution, illustrée de gravures du temps, avec bibliographie et index.

L’AUTEUR
Ardéchoise, Alice Saunier-Seïté fut d’abord géographe spécialisée dans les hautes altitudes et les hautes latitudes, aux marges des mondes habitables. Elle fut la première femme en France élue doyen de faculté, la première nommée recteur d’académie en Conseil des ministres. Ministre des Universités sous la présidence de M. Giscard d’Estaing, conseiller de Paris, elle fut élue à l’Académie des Sciences morales et politiques en 1995. Dès lors, elle s’adonna à des recherches historiques sur des sujets peu connus : les Courtenay, le cardinal de Tournon, les comtes de Barcelone. Elle est décédée en 2003.


Michel Mourlet
La Télévision ou le d'Argus
ISBN 2-914437—02-1
Broché, 143x210, 160 pages : 13,80 €
LE LIVRE
Comment se fait-il qu’en 1950-70, le public ait connu les noms de Santelli, Lorenzi, Barma, Bluwal, Drot, Jean Prat, et qu’aujourd’hui plus personne, pratiquement, n’est capable de citer un seul téléaste ? Qu’est-ce, en profondeur, que le « phénomène télévision » ? Des œuvres se construisent encore, des styles et même des esthétiques, mais il n’existe plus de critique pour en analyser les récurrences et les structures.
Dans la confusion qui s’est installée au sein de l’audiovisuel sous l’effet de deux vertiges : le mercantilisme sauvage et le multimédia, ce livre indique des pistes pour tenter de rendre au 8e Art son statut naguère indiscuté de moyen d’expression à part entière et sa dignité perdue. Avec bibliographie et index.

L’AUTEUR
Ecrivain et journaliste, Michel Mourlet s’est fait connaître d’abord comme théoricien du cinéma. Il a été conseiller artistique de Jean-Marie Drot, professeur de Théorie de la communication audiovisuelle à l’université de Paris I et a reçu en 1988 le Prix Simone Genevois du meilleur livre de cinéma pour la Mise en scène comme langage. Son Cecil B. DeMille, seule monographie de ce cinéaste en français, a été récemment réédité en collection de poche.


Michel Mourlet et Philippe de Saint-Robert
Pourquoi Chevènement
ISBN 2-914437-0468
Broché, 145x210, 44 pages : 6,00 €
LE LIVRE
Peint par des imposteurs aux couleurs idylliques et vagues de l’ « avenir », l’abandon des prérogatives et attributs de la souveraineté nationale sans que rien n’y oblige, sinon les appétits du capitalisme apatride et le panurgisme des élites, constitue un crime historique sans précédent.
La souveraineté nationale, ce n’est rien d’autre que la liberté, notre liberté. On est en train de nous la voler, à notre insu, et nous allons nous réveiller demain, et nos enfants, enchaînés aux décisions monétaires des banquiers de Francfort, aux décisions politiques des technocrates de Bruxelles, aux décisions militaires de Washington.
Alors, faudra-t-il refaire la guerre civile, reconquérir une indépendance si chèrement acquise au fil des siècles, ou attendre que l’empire « Europe » s’effondre comme tous les empires pour que renaisse la France ?
Rédigé juste avant la campagne présidentielle de 2002, ce libelle avait pour objectif de soutenir la candidature de M. Chevènement, seul à pouvoir rassembler l’électorat souverainiste. Sa campagne timorée et au-dessous du médiocre devait très vite anéantir cet espoir. Le champion s’est disqualifié ; restent les analyses, plus que jamais d’actualité. A une exception près : la dénonciation de notre absence de politique étrangère autonome, message qui, au moins provisoirement, semble avoir été entendu.

LES AUTEURS
Michel Mourlet, écrivain et journaliste, administrateur de Défense de la langue française, s’est attaché durant plusieurs années, notamment dans La Une du Groupe Entreprendre et L’Indépendance de Paul-Marie Coûteaux, à soutenir le principe de souveraineté, en particulier sur le plan de l’exception et de la diversité culturelles.
Philippe de Saint-Robert, écrivain, journaliste, producteur d’émissions radiophoniques ; ancien Commissaire général de la langue française ; membre du Haut Conseil de la francophonie ; président de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française. Il a dirigé, en vue du référendum sur le traité de Maëstricht, l’Europe déraisonnable (ouvrage collectif).


Micha Grin
Tristan Corbière
Broché, 150x210, 240 pages : 35,00 €
LE LIVRE
Corbière mort à vingt-neuf ans, Corbière précurseur des symbolistes, des « Décadents », des surréalistes. Rimbaldien avant Rimbaud, verlainien avant Verlaine, admiré et pris pour maître par les plus grands écrivains anglo-saxons du début du siècle dernier, mais toujours aussi méconnu en France qu’au temps où « le pauvre Lélian » le plaçait aux côtés de Rimbaud et Mallarmé parmi ses Poètes maudits. Tel est, trop simplifié ici, le contenu de l’essai pénétrant de Micha Grin, publié en 1971 aux Éd. du Nant d’Enfer, premier ouvrage complet sur l’homme et l’œuvre, dont nombre de suiveurs se sont inspirés.
Diffusé dès sa parution par France Univers, nous en avons retrouvé au fond d’un carton quelques exemplaires – d’une insigne rareté ! – que nous mettons à la disposition des amoureux de la poésie.

L’AUTEUR
Né à Lausanne en 1921 d’un père vaudois, peintre, et d’une mère russe, Micha Grin fut d’abord enseignant, puis journaliste itinérant dans le monde entier pour différents magazines suisses. Poète, romancier, essayiste (sur Ramuz notamment), il a également consacré plusieurs ouvrages à l’enseignement.


Michel Mourlet
André Fraigneau
ISBN 978-2-914-43708-0
Couverture tramée, 165x220, 32 pages, folios reliés par cordonnet de soie, tirage limité à 70 ex. numérotés : 98,00 €

LE LIVRE
Fruit de trente années d’amitié littéraire, ce tiré à part d’un long chapitre d’Écrivains de France étudie l’œuvre de l’écrivain, disparu en 1991, qui n’a cessé de donner l’exemple d’une littérature « dégagée », c’est-à-dire infiniment moins futile que les engouements successifs et toujours déçus des intellectuels « engagés ».
Des Voyageurs transfigurés à la grande trilogie des Journaux apocryphes en passant par les Étonnements de Guillaune Francoeur, l’œuvre du « colonel des Hussards » est passée au crible d’une analyse aussi vigilante qu’admirative. Illustré de deux dessins de Salvat.

L’AUTEUR
C’est grâce à André Fraigneau et Michel Déon, qu’il rencontre tous deux fin 1959, que Michel Mourlet fait ses débuts en littérature. Concernant l’auteur de Guillaune Francoeur, outre Écrivains de France, XXesiècle (Valmonde-Trédaniel), il a publié « André Fraigneau » dans Une bibliothèque d’écrivains (Le Rocher). Il a fondé en 1993 les Amis d’André Fraigneau et prépare l’édition du Livre du Centenaire. (Voir aussi notices précédentes.)


Michel Mourlet
Discours de la langue
ISBN 2-903911-10-X
Broché avec rabats, 120x185, 66 pages, tirage limité : 46,00 €
LE LIVRE
La langue maternelle est la plus apte à la maîtrise du monde selon les capacités du groupe ; elle est fondatrice d’identité ; elle est arme ; elle est plaisir. Son rayonnement ou sa ruine sont le rayonnement ou la ruine de la nation. Avant de calfater fébrilement notre patrimoine linguistique, il faut savoir et dire pourquoi. Seules des raisons fondamentales peuvent renverser une tendance (l’anglicisation de notre langue) qui, à une majorité de locuteurs inconscients des enjeux, semble justifiée par un pragmatisme à court terme.
Tel est le thème développé dans cet opuscule de luxe publié aux Éd. Loris Talmart en 1985, thème exposé par l’auteur en 1981 devant un parterre d’officiers de la 94e Promotion de l’École supérieure de guerre, dans le cadre d’une réflexion sur le concept de « défense globale ». Illustrations de Savignac. (En voie d’épuisement.)

L’AUTEUR
Concernant la « défense et illustration de la langue française », Michel Mourlet, après avoir créé l’Oscar du charabia et le Prix du Précieux ridicule dans les années 70, s’est appliqué depuis 1993, à travers notamment sa chronique « les Maux de la langue » (dans Valeurs Actuelles,puis La Une) et de nombreuses conférences, à mettre en œuvre une « thérapeutique » de l’anglomanie et des usages aberrants, fondée sur l’ironie. Deux recueils de ses chroniques de langage ont déjà été publiés. (Voir aussi notices précédentes.)


Collectif
Littré au XXIe siècle
ISBN 2-914437-05-6
Broché, 140x210, 208 pages : 18,00 €
LE LIVRE
Pour marquer la célébration nationale du bicentenaire d’Émile Littré, un colloque organisé par Michel Mourlet – seule manifestation en France – s’est tenu le 24 octobre 2001 dans les salons de la mairie du VIe arrondissement de Paris.
Le présent ouvrage recueille les actes de ce « Colloque Littré du bicentenaire ». Une place importante y est réservée aux techniques les plus avancées de la dictionnairique et à une bibliographie exhaustive de la « planète Littré ».
L’ouvrage a bénéficié du concours du Centre National du Livre.

LES CONTRIBUTEURS
Y. Berger, écrivain, directeur littéraire des Éditions Grasset et Fasquelle, ancien membre du Haut Comité de la langue française et président de l’Observatoire national de la langue française. Depuis 2003, président du Conseil supérieur de la langue française, aujourd’hui décédé. J.-M. Dubois de Montreynaud, professeur agrégé de thérapeutique, fondateur de la Société médicale internationale d’endoscopie et de radiographie, administrateur de DLF, vice-président du comité d’étude des termes médicaux français, aujourd’hui décédé. A. Galarneau, Université Laval de Québec. J.-P. Houtteville, neurochirurgien des Hôpitaux, chef de service au C.H.U. de Caen, ancien président de la Société de neurochirurgie de langue française. M. Mourlet (président du colloque), voir notices précédentes. J. Picoche, lexicologue, professeur émérite à l’université de Picardie. J. Pruvost, lexicologue, président de l’Association des sciences du langage. A. Salon, ancien ambassadeur de France, président d’Avenir de la langue française. J.-P. Török, essayiste, critique et scénariste de cinéma, ancien producteur d’émissions radiophoniques et maître de conférences à Paris I.


José Mange
Vivre et mourir pour la Provence
ISBN 2-9504899-2-3
25 €.
LE LIVRE
À travers la vie artistique, amoureuse et engagée de José Mange (1866-1935), c’est la Provence flamboyante, celle des hommes libres, que l’on côtoie avec son art de vivre. Quelle joie de le voir en compagnie de Cézanne, Signac, Mistral, Moréas, Bernanos et tant d’autres, partager à Toulon, Paris ou Saint-Tropez des moments inoubliables à la recherche de la beauté, du plaisir et du bonheur. Et aussi combattre pour la liberté contre un certain esclavage économique et politique des temps modernes, ce qui lui a valu longtemps d’être occulté.

L’AUTEUR
Christian Puech travaille depuis plus de vingt ans sur l’œuvre de José Mange, dont il authentifie les tableaux et prépare le catalogue raisonné. (Voir aussi notice précédente.)

La Légende d’Ériel suivie de L’Histoire de Zsuzsa J.
R.J. Berg
Broché, 140x210, 68 pages : 10 €

Histoire d'une vie hors du commun… idylle d'affinités électives… ou récit d'un canular ? Au lecteur de choisir comme il voudra. En tenant compte de cet indice un peu sibyllin, fourni par l'auteur à son préfacier perplexe: « Figure-toi une société secrète, tellement secrète que les membres ne se connaissent pas. Bien plus, ils ignorent jusqu'à l'existence de la société.

Les Madrigaux de Bellone
Sylvie Oussenko
Broché, 140x210, 156 pages : 21 €

La guerre règne sur tous les continents : est-ce un pacte qu’elle aurait signé au sang des créatures terrestres avec le Prince de ce Monde ? Lui, le perturbateur, le tapageur, le séducteur, le méchant, Satan, présent en l’humain, encore plus puissant que l’instinct de conservation qui ferait « raison garder ».

Les Maux de la langue
Michel Mourlet
Broché, 140x210, 300 pages : 19 €

Épuisés depuis plus de cinq ans, les deux tomes du célèbre vade-mecum des bons et mauvais usages de la langue française sont enfin réédités en un seul volume. Les textes d’ordre général en préface ou postface des deux précédents volumes en ont été retirés au profit des seules entrées par ordre alphabétique, enrichies de 80 pages nouvelles.

L'Énigme du Monte Verita
Jean-Paul Török
Broché, 140x210, 216 pages : 21 €

Pierre Garnier, jeune et brillant universitaire, est atterré. Sa charmante épouse, Solange, aurait déjà eu trois maris. Morts tous les trois. Les deux premiers de la même manière : suicidés – ou assassinés ? – dans une chambre hermétiquement close. C’est du moins ce qu’a prétendu le diabolique Dr Hoenig, expert en criminologie, peu de temps avant d’être poignardé dans son bungalow par une femme mystérieuse.

Comme 99,6 % des cinéphiles,
vous recherchez sans doute certains numéros de la « revue mythique »
PRÉSENCE DU CINÉMA.
Prix d’un exemplaire, y compris frais d’expédition et d’affranchissement pour la France : 18 € (Pour envois hors de la France métropolitaine, nous consulter.)

ĖPUISĖ





Paul Dardé
Christian Puech
Reliure carton fort, 240x320, 256 pages : 60,00 €

L'un des sculpteurs français les plus fascinants par la puissance expressive et la luxuriance des formes (la tête du Faune illustrant la couverture n'en donne qu'une idée partielle) attend toujours sa reconnaissance officielle par la critique perroquet, aux côtés de Rodin, dont il fut l'élève génial, de Maillol et autres grands Figuratifs.
Dans cet espoir, grâce à son ouvrage capital, Christian Puech ouvre la brèche avec la passion communicative des pionniers. Biographie d'un artiste mal aimé et étude de l'œuvre s'y entrecroisent, émaillées d'innombrables croquis, photos, documents divers. Pour amateurs de randonnées épiques, hors des chemins trop piétinés.

L'AUTEUR
Né à Montpellier, Christian Puech, ancien élève de l'École d'architecture… et ancien joueur de l'équipe de France de volley-ball, expert et marchand d'œuvres d'art, est aussi le seul détenteur du droit moral et du droit de reproduction des œuvres de Paul Dardé.